Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 15:25

La rose de Provins

 

Une pétale de roses

sur la peau fraîchement éclose

Une goutte d’eau

sur une dune de sable fin,

fraîche et dispose

s’allonge sous le soleil plaquant.

Je respire: la vie m'aspire.

Les pétales de roses s'envolent

 vers le ciel sur une bande de soleil moirée.

Je prends une pause.

Je m'ennuie, l'air est vide.

 

Au pied du donjon, entre les pierres,

Le tourbillon des rêves et de la vie s'évanouit.

La pluie tombe et la vie aussi.

une goutte tombe sur un lit de mousse

et se repose

sur le pistil de la fleur éclose.

 

Rose trop tôt éclose,

fanée par excès de curiosité,

égratignée,

sont tes piquants érodés ?

le temps les aiguise

et les lime au gré du vent.

 

Lasse, je m’enlace,

Et j'embrasse le vide.

Je me laisse couler, paisible

Sur la plage d’air fin, douce et muette,

enveloppée dans le lin d'une bise fine,

venue du nord se geler à mon corps.

Rive droite, rive gauche,

mon coeur balance,

au rythme des désirs.

Valse lente, valse douce des désirs,

gelés, brisés, cassés

qui fermentent

se bonifient,

se détendent,

et s’aigrissent.

 

 

No cry

No love

Non je n'ai pas pleuré.

J'ai gardé des larmes,

au fond de mon cœur.

Elles ont gonflé ma poitrine,

Qui s'est soulevée.

Ça m'a tiré sur la peau

et sur le soutien-gorge.

J'en avais marre,

 j'ai tout laissé:

mon sac à dos, ma guitare,

Je suis allé sur la montagne

 pour surplomber les nuages,

la montagne bleue et verte,

 rouge et dorée,

la montagne illuminée .

 

Fragile, dure.

Fragile, mobile,

Oisillon tombé du nid trop tôt.

Cou de cygne,

Main svelte, cristal docile,

Arachnoïde.

Regard un peu creusé,

Les veines courent

le long de ses joues vides.

je suis las.

Je me blottis au fond de mon lit,

Mes seins dans le coussin,

Ma tête dans les nuages.

À moitié tendue, stressée,

Grande déesse aux mouvements posés,

et gamine gourmande.

Encore, encore.

Un peu statue, un peu fragile,

Stuc, marbre,

le regard tendu vers l'horizon matière.

héritage

Aluminium beuglant

Rose des vents,

vert pomme elle a les cheveux au vent,

seule dans le vieux manoir de ses parents,

elle observe les murs noirs

et les tableaux de ses ancêtres.

La photo du vieux grand père trône,

Dans un coin de mémoire perdu,

Flottant entre deux cyprès

et un vieux chêne.

Soirée d’été

Chut! Les ombres dansent…

Tes cheveux blonds à peine voilés

Se perdent dans la vesprée.

Bleuets et coccinelles,

Tout s'est effacé.

Obscurité des désirs cachés,

Pantin désarticulé,

Ombre vacillante dans la lumière de l'été,

la sève s'éjecte en larmes rares sur le pavé.

Silhouettes féminines chuchotant dans le dortoir,

 déclarations enflammées,

 c'est déjà la fin de la soirée.

 

Par dark Y.
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Commentaires

well done le doc ! torturé mais bien écrit tout çà...
@ +
Commentaire n°1 posté par christophe le 13/03/2010 à 23h22

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