Partager l'article ! les reves bleus (3): le poids des déesses: Pic Flèche d'argent, fend le ciel, creuse un tunnel, ...
Les reves
bleus
poemes en vrac depuis 1996
Pic
Flèche d'argent,
fend le ciel,
creuse un tunnel,
vide, désert, et nostalgique,
dans un océan fade et parfumé.
Les molécules éparpillées, égratignées
restent imprégnées de sa coloration
et de sa dureté argentique
qui fatigue les yeux,
et fait saignotter le coeur.
Y a-t-il une âme dans cette
lancette glacée, diamantée,
dont la trajectoire fatale
déterminée, inéluctable,
définie par des calculs mécaniques,
semble implacable.
Arme impétueuse et folle,
conçue dans des ateliers
d'avant-garde,
avec des moules
où l'on fait couler les métaux en fusion,
à des températures auxquelles
nul être ne peut résister.
Jolie rousse
Comme des feuilles dorées,
éparses sur un étang gelé
Un visage mou, fragile, et tiède.
Des cheveux ondulants en flammes
rousses et fermes flottant
sur son manteau obscur.
Charme et volupté.
Fragile équilibre instantané.
Onctuosité.
Le visage immaculé, laiteux,
Maternel, généreux.
.
nouveau né
Le nourrisson tête sa mère
Ronronne et halète.
Ptite vie frêle,
fin roseau lâché dans la tempête,
la silhouette dans le noir, se dresse,
bloc sombre contre la lumière.
La lune, le visage frais,
Éclaire de sa faible lueur ,
l'automne qui se meurt.
Irradiation nocturne
Rêve d'or et de poussière,
Cristalline odyssée,
Je renais translucide,
Dans une comète de porcelaine,
Rires et idées chagrines,
Villes zébrées de béton et d’acier,
ombre diaphane, dont les volumes se délient
doucement dans l'univers
incandescent.
Astéroïdes,
Attirés par le néant
Cisaillant l'air, anxieusement,
Découpant l'univers en deux voiles rubanés,
l'un étoilé, l'autre obscur.
Pleureuses
Mon petit saule pleureur,
verse des larmes, étanches et cristallines,
dégringolant en ruisseaux,
Et grossissant lentement
Acheminant sa tristesse vers l'océan.
Je suis là près du saule.
Je caresse son écorce rude
et je l'embrasse avec amertume
dans des torrents rougissants.
Je l'écoute pleurer.
Ses larmes bercent mon visage d'un écran salé.
1000 et 1000 oasis.
Ma main moite perçoit un goût étrange.
GG
un seul homme, un seul,
C'est trop peu pour moi,
Il en faut dix en somme,
pour en avoir un.
je rêve d'une pomme à croquer,
dans laquelle je mords,
quand j'en ai trop en vie,
envie de rien, de toi,
envie de rien que toi,
j'aime la fille fragile,
qui craque chaque fois.
Il est passé sur moi,
comme une voix que je n'entendais pas.
Résonne encore en moi son écho.
La Lune est belle,
Je n’arrive pas à croire,
Qu'il est fait cela pour moi,
J’ignore pourquoi,
Il s'est attaché à moi,
Je n'arrive pas à croire,
Laissez-passer cela,
C'est interdit dans la vie,
d'avoir trop beaucoup trop d'envie.
Seule ou à deux
Je m’ennuie.
de grands yeux bruns cernés de vert,
regard joyeux et rieur,
visage curieux et méfiant,
imperturbables yeux pensifs,
petit front clair, et sans ride.
Douce et limpide,
elle vit seule dans ses délires.
Elle vit seule dans ses souvenirs.
Elle rêve.
Elle boit un deuxième gin
Et se casse.
Amertume.
Elle rêvasse.
Au loin se déroulent de vagues de souvenir,
la rancoeur, et la peur.
Elle se blottit contre un roc.
Elle aime le vent, les nuages,
Et se plaît dans ses voyages.
Elle se surprend vomir ses souvenirs.
Caro ne vient pas.
Caro n'est pas là.
Elle vit seule.
Maudite soit-elle.
Éveille-toi.
Rends moi l’homme qui chasse et pêche les souvenirs.
rends moi la vie que cachent les vampires.
Bourrée, déboussolée.
Sers moi un autre verre!
Le comptoir se sent tout seul,
sans mon verre.
Remplis moi d’alcool,
anesthésie ma douleur,
Je me meurs.
O
Je suis une bulle de savon
qui fond.
Ta bouche est un cœur,
rond comme une bulle de savon.
Je t’aime un peu beaucoup,
très peu.
Je t’aime,
comme une bulle de savon
légère et fragile,
furtive.
Je t’aime,
ptite bulle de savon.
La Rochelle SC
Nos pieds cote à cote
Se mouvent dans les eaux
Troubles et vagabondes.
L’abîme est là sous la vase.
J’attendais que le tonnerre brise l’horizon
Que les ténèbres se déchirent.
Je suis resté là
Absent,
Là et pas là.
C blanc,
C noir.
Je me suis évanoui
Dans l’encre noire
De mes nuits blanches.
Sur le papier se sont déroulés nos corps ensevelis.
Brume fatigue et ennui
Je m’ensevelis sous mes draps,
Loin du froid.
Je cherche un peu de tiédeur,
Près de mon cœur,
Près de moi.
J’ai envie de me façonner
A mon image.
Pour toi
Sot
Phi
Qui m’a percé le cœur,
Noué et étranglé d’ennui,
Je me suis assassiné
Dans le marc de
Mon café.
J’ai sombré.
J’ai saigné de l’encre noire.
Je suis mort des dizaines de
Fois,
Bercé par l’air amer
De l’oubli.
Pour toi sophie,
Je me suis abîmé
Dans la brume des cafés,
Des bordels et de la fumée
De l’herbe fraîche
Qui oublie.
Avec ton fantôme
J’ai fait les festivals
Pieds nus et
Je me suis effondré
Dans la rue.
Les primitives
La tempête m’envahit.
Ses lames bleu azur secouent mon cœur et ma tête dure.
Sous le soleil, le bleu de la mer défile plat et monotone,
Poli comme l’acier par les rayons ardents du soleil au zénith.
La lumière aplatit les reliefs et éblouit mon cimetière marin.
Rote pète et fais la fête!
Le monde n’est que désirs,
Allez , fais toi plaisir
Remue ton corps de rêve§
L’écume des vagues maritimes vertes et bleues,
La clarté de la lune,
Le miel doux et lumineux,
Ne sauraient ravir mon cœur de l’amertume où il se meurt.
La vie, les flots, la tristesse,
les mots rien ne sauraient apaiser
la haine aux yeux glacés.
Je ne sais où je vais,
ce que je crée, ce que je donne
Je ne sais où aller car mon cœur grisaillant
s'abîme en tourments
Eclairs déchaînés sur mon âme tranquille
Ne sauraient hair cette dame bien aimée
Qui m’a fermé sa porte au nez
Et que je ne peux plus voir ni aimer.
Hier, je te voulais,
Demain je t’oublierai
Tes rires ne cachent que la crainte de souffrir
Ne sais tu pas rester seule, un instant
Voir les tourments de ton cœur?
As-tu toujours besoin de compagnie,
de mille âmes sœurs ?
Sur les berges de l’automne,
Sur les cimes dépravées du temps écoulé,
Noyé dans le flot éternel de ma pensé,e
Je ne sais où je vais.
Mué par des forces bizarres,
Je me repens encore d’aller vers le néant.
L’aventure n’aime pas les mécréants.
Sans foi ni loi je suis.
Je meurs d’envie de toi:
Viens vers moi!
Tous les deux franchissons l’abîme
Qui nous sépare des cieux.
Je vois l’océan des nuages former un palais
Au balcon duquel s’envolent des projets éphémères,
Un univers.
Comme une fleur rose violet
Qui naît sur l’étang bleu glacé
Dans la pâleur d’une nuit d’été
De peur de tout gâcher, je me tais
Et je la regarde éclore
Je deviens muet
J’écoute ses pétales lentement se déplier
Dans le vide focal des peupliers
J’erre sur les lumières acier
Des réverbères mal éclairés
Je lutte encore pour vivre
Car cette garce m’enivre
Comme une saveur suave
Qui lentement me tue, me brule
J’aime la vie douce et calme du petit matin
Le rythme de ses mains qui se tendent vers l’horizon
Le murmure de ses doigts qui coulent lentement le long
De ses hanches,
La vie tranquille qui s’éveille à midi
Le soleil puis la pluie qui égaie le pays
Je danse et je chante
La femme entre
Elle me saisit, me bouscule et m’abandonne
Je ne sais quoi faire
Et je fredonne
L’orée des bois est belle
Je ne vois qu’elle
Elle me parle et m’embrase
Elle vit et m’extasie
Je me rends à l’évidence
Je ne suis pas Florence
Les arabiques
Toute ma vie je parle de moi
Toute ma vie je parle de toi
Toute ma vie je flirte encore
Je ne sais quoi, je ne sais rien
La lueur, l’aurore, Flore
J’aime la vie et les lilas
me sortent encore du ventre
Je ne sais où pleurer,
Je ne sais où vivre
Je n’ai que moi pour m’écouter
Personne ne fait l’écho de mes pensées
Je ne sais quoi dire, je ne sais quoi décrire
La vie, l’aurore les fleurs la mort
L’automne vient, ses feuilles dorées valsent
Gaiement sur le trottoir
Danse et féerie des galaxies infinies
Je pleure
La vie est un roman
Je ne sais qui je ne sais quoi
Je ne suis rien ni personne
Même les filles en Harley Davidson
Je regarde lentement s’écouler les méandres du temps
Les nuages déliquescents bleus
Se fondent dans le morne passé de mes étés
Loupés
Vivre et mourir
Je ne sais quoi dire ni quoi faire
La mort me libère,
La lumière se borne à oublier
Il n’y a plus rien à écrire :
L’océan chavire
Dans les profondeurs de la nuit
Sa silhouette se dessine
Toujours présente elle se devine dans les
Arbres des paysages lancinants
Son ombre mouvante tournoie lentement
Sur des images gaies et informes
Et les immortalise en cristaux scintillant
Gercés par sa beauté glacée.
Pas l’ombre d’un remords,
Je vis encore.
Mort douce
Maman je rêve !
Les lueurs du ciel me bercent
Le noir de la nuit m’enveloppe d’une guirlande moite
Tiède et transparente
M’isolant tendrement
Sans me séparer
Des astres lumineux
Dans la nuit il n’y a plus qu’elles
Ces douces déesses brunes
Qui passent lentement sans me frôler
M’apaisent et me calment
M’enlacent et puis trépassent
Dans un grand éclat de rire
sirène
Ma vie est tel un fleuve
Je m’y noie car l’eau
Est mon milieu favori
j’y suis jour et nuit
J’éclaire de mes doux rayons radieux
Les fonds obscurs
Je berce les galets et ondoie
Dans ces fluides soyeux
Mes doux cheveux
flottent où je veux.
Je meurs puis je pleure.
Ma vie est telle un fleuve.
L’homme n’y a pas droit.
S’il s’y risque il se noie,
Dans les effluves rouges du soir.
Lune
J’ai rendez vous avec la lune.
J’ai rendez vous.
Personne ne m’aime.
Sa lumière blafarde
Allumera mon regard.
Je plongerai seul dans le noir.
La pénombre me couvrira de son regard.
Je m’enfoncerai seul le poignard
Sous son regard blafard.
J’ai rendez vous avec la lune.
Elle sera au rendez vous,
Fidèle à elle-même
J’ai enfin quelqu’un qui m’aime
quelconque
J’aime les slows
Te faire plaisir et te distraire
Dire des âneries, des flatteries
Un rien me déshabille.
Je suis celle dont tu rêves,
Celle que rien n’arrête.
nuages
Les nappes noires des sentiments infernaux
qui assaillent mon cœur se heurtent à un mur,
qui lentement accélère sa construction vers l’infini.
Les vapeurs nuageuses de la mélancolie
passent langoureusement ce barrage dérisoire
et s’étendent vers l’éternité.
pulsion
Je baise et je pète
saperlipopette!
je baise et je pète
à califourchon sur le gazon,
poil au menton.
Coquette et proprette,
elle ne dis pas non
quand je la culbute,
oh c’te sacré pute.
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