Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 15:30

Pic

 

Flèche d'argent,

fend le ciel,

creuse un tunnel,

vide, désert, et nostalgique,

dans un océan fade et parfumé.

Les molécules éparpillées, égratignées

restent imprégnées de sa coloration

et de sa dureté argentique

qui fatigue les yeux,

et fait saignotter le coeur.

Y a-t-il une âme dans cette

lancette glacée, diamantée,

dont la trajectoire fatale

déterminée, inéluctable,

définie par des calculs mécaniques,

semble implacable.

Arme impétueuse et folle,

conçue dans des ateliers

d'avant-garde,

avec des moules

où l'on fait couler les métaux en fusion,

à des températures auxquelles

nul être ne peut résister.

 

 

Jolie rousse

 

Comme des feuilles dorées,

éparses sur un étang gelé

Un visage mou, fragile, et tiède.

Des cheveux ondulants en flammes

rousses et fermes flottant

 sur son manteau obscur.

Charme et volupté.

Fragile équilibre instantané.

Onctuosité.

 Le visage immaculé, laiteux,

 Maternel, généreux.

.

nouveau né

Le nourrisson tête sa mère

Ronronne et halète.

Ptite vie frêle,

fin roseau lâché dans la tempête,

la silhouette dans le noir, se dresse,

bloc sombre contre la lumière.

La lune, le visage frais,

Éclaire de sa faible lueur ,

l'automne qui se meurt.

 

Irradiation nocturne

 

Rêve d'or et de poussière,

Cristalline odyssée,

Je renais translucide,

Dans une comète de porcelaine,

Rires et idées chagrines,

Villes zébrées de béton et d’acier,

 ombre diaphane, dont les volumes se délient

doucement dans l'univers

incandescent.

Astéroïdes,

Attirés par le néant

Cisaillant l'air, anxieusement,

Découpant l'univers en deux voiles rubanés,

 l'un étoilé, l'autre obscur.

 

 

Pleureuses

 

Mon petit saule pleureur,

verse des larmes, étanches et cristallines,

dégringolant en ruisseaux,

Et grossissant lentement

Acheminant sa tristesse vers l'océan.

Je suis là près du saule.

Je caresse son écorce rude

et je l'embrasse avec amertume

dans des torrents rougissants.

Je l'écoute pleurer.

Ses larmes bercent mon visage d'un écran salé.

1000 et 1000 oasis.

Ma main moite perçoit un goût étrange.

 

 

GG

un seul homme, un seul,

C'est trop peu pour moi,

Il en faut dix en somme,

pour en avoir un.

 je rêve d'une pomme à croquer,

dans laquelle je mords,

quand j'en ai trop en vie,

envie de rien, de toi,

envie de rien que toi,

 j'aime la fille fragile,

qui craque chaque fois.

Il est passé sur moi,

comme une voix que je n'entendais pas.

Résonne encore en moi son écho.

La Lune est belle,

Je n’arrive pas à croire,

Qu'il est fait cela pour moi,

J’ignore pourquoi,

Il s'est attaché à moi,

Je n'arrive pas à croire,

Laissez-passer cela,

C'est interdit dans la vie,

d'avoir trop beaucoup trop d'envie.

Seule ou à deux

Je m’ennuie.

 

 

Rouillée

de grands yeux bruns cernés de vert,

regard joyeux et rieur,

visage curieux et méfiant,

imperturbables yeux pensifs,

petit front clair, et sans ride.

Douce et limpide,

elle vit seule dans ses délires.

Elle vit seule dans ses souvenirs.

Elle rêve.

Elle boit un deuxième gin

Et se casse.

Amertume.

Elle rêvasse.

Au loin se déroulent de vagues de souvenir,

 la rancoeur, et la peur.

Elle se blottit contre un roc.

Elle aime le vent, les nuages,

Et se plaît dans ses voyages.

Elle se surprend vomir ses souvenirs.

 Caro ne vient pas.

Caro n'est pas là.

Elle vit seule.

Maudite soit-elle.

Éveille-toi.

Rends moi l’homme qui chasse et pêche les souvenirs.

rends moi la vie que cachent les vampires.

Bourrée, déboussolée.

Sers moi un autre verre!

Le comptoir se sent tout seul,

sans mon verre.

Remplis moi d’alcool,

anesthésie ma douleur,

Je me meurs.

 

 O

Je suis une bulle de savon

qui fond.

Ta bouche est un cœur,

rond comme une bulle de savon.

Je t’aime un peu beaucoup,

très peu.

Je t’aime,

comme une bulle de savon

légère et fragile,

furtive.

Je t’aime,

ptite bulle de savon.

 

La Rochelle  SC

 

Nos pieds cote à cote

Se mouvent dans les eaux

Troubles et vagabondes.

L’abîme est là sous la vase.

J’attendais que le tonnerre brise l’horizon

Que les ténèbres se déchirent.

Je suis resté là

Absent,

Là et pas là.

C blanc,

C noir.

Je me suis évanoui

Dans l’encre noire

De mes nuits blanches.

Sur le papier se sont déroulés nos corps ensevelis.

 

Brume fatigue et ennui

Je m’ensevelis sous mes draps,

Loin du froid.

Je cherche un peu de tiédeur,

Près de mon cœur,

Près de moi.

J’ai envie de me façonner

A mon image.

 

Pour toi

Sot

Phi

Qui m’a percé le cœur,

Noué et étranglé d’ennui,

Je me suis assassiné

Dans le marc de

Mon café.

J’ai sombré.

J’ai saigné de l’encre noire.

Je suis mort des dizaines de

Fois,

Bercé par l’air amer

De l’oubli.

Pour toi sophie,

Je me suis abîmé

Dans la brume des cafés,

Des bordels et de la fumée

De l’herbe fraîche

Qui oublie.

Avec ton fantôme

J’ai fait les festivals

Pieds nus et

Je me suis effondré

Dans la rue.

 

 

Les primitives

 

La tempête m’envahit.

Ses lames bleu azur secouent mon cœur et ma tête dure.

Sous le soleil, le bleu de la mer défile plat et monotone,

Poli comme l’acier par les rayons ardents du soleil au zénith.

La lumière aplatit les reliefs et éblouit mon cimetière marin.

 

 

Rote pète et fais la fête!

Le monde n’est que désirs,

Allez , fais toi plaisir

Remue ton corps de rêve§

 

L’écume des vagues maritimes vertes et bleues,

La clarté de la lune,

Le miel doux et lumineux,

Ne sauraient ravir mon cœur de l’amertume où il se meurt.

La vie, les flots, la tristesse,

 les mots rien ne sauraient apaiser

 la haine aux yeux glacés.

Je ne sais où je vais,

ce que je crée, ce que je donne

Je ne sais où aller car mon cœur grisaillant

s'abîme en tourments

Eclairs déchaînés sur mon âme tranquille

Ne sauraient hair cette dame bien aimée

Qui m’a fermé sa porte au nez

Et que je ne peux plus voir ni aimer.

 

Hier, je te voulais,

Demain je t’oublierai

Tes rires ne cachent que la crainte de souffrir

Ne sais tu pas rester seule, un instant

Voir les tourments de ton cœur?

As-tu toujours besoin de compagnie,

 de mille âmes sœurs ?

 

Sur les berges de l’automne,

Sur les cimes dépravées du temps écoulé,

Noyé dans le flot éternel de ma pensé,e

Je ne sais où je vais.

 Mué par des forces bizarres,

Je me repens encore d’aller vers le néant.

L’aventure n’aime pas les mécréants.

Sans foi ni loi je suis.

Je meurs d’envie de toi:

Viens vers moi!

Tous les deux franchissons l’abîme

Qui nous sépare des cieux.

Je vois l’océan des nuages former un palais

Au balcon duquel s’envolent des projets éphémères,

Un univers.

 

 

Comme une fleur rose violet

Qui naît sur l’étang bleu glacé

Dans la pâleur d’une nuit d’été

De peur de tout gâcher, je me tais

Et je la regarde éclore

Je deviens muet

J’écoute ses pétales lentement se déplier

Dans le vide focal des peupliers

J’erre sur les lumières acier

Des réverbères mal éclairés

Je lutte encore pour vivre

Car cette garce m’enivre

Comme une saveur suave

Qui lentement me tue, me brule

J’aime la vie douce et calme du petit matin

Le rythme de ses mains qui se tendent vers l’horizon

Le murmure de ses doigts qui coulent lentement le long

De ses hanches,

La vie tranquille qui s’éveille à midi

Le soleil puis la pluie qui égaie le pays

Je danse et je chante

La femme entre

Elle me saisit, me bouscule et m’abandonne

Je ne sais quoi faire

Et je fredonne

L’orée des bois est belle

Je ne vois qu’elle

Elle me parle et m’embrase

Elle vit et m’extasie

Je me rends à l’évidence

Je ne suis pas Florence

 

 

 

 

Les arabiques

Toute ma vie je parle de moi

Toute ma vie je parle de toi

Toute ma vie je flirte encore

Je ne sais quoi, je ne sais rien

La lueur, l’aurore, Flore

J’aime la vie et les lilas

me sortent encore du ventre

Je ne sais où pleurer,

Je ne sais où vivre

Je n’ai que moi pour m’écouter

Personne ne fait l’écho de mes pensées

Je ne sais quoi dire, je ne sais quoi décrire

La vie, l’aurore les fleurs la mort

L’automne vient, ses feuilles dorées valsent

Gaiement sur le trottoir

Danse et féerie des galaxies infinies

Je pleure

La vie est un roman

Je ne sais qui je ne sais quoi

Je ne suis rien ni personne

Même les filles en Harley Davidson

Je regarde lentement s’écouler les méandres du temps

Les nuages déliquescents bleus

Se fondent dans le morne passé de mes étés

Loupés

Vivre et mourir

Je ne sais quoi dire ni quoi faire

La mort me libère,

La lumière se borne à oublier

 

Il n’y a plus rien à écrire :

L’océan chavire

Dans les profondeurs de la nuit

Sa silhouette se dessine

Toujours présente elle se devine dans les

Arbres des paysages lancinants

Son ombre mouvante tournoie lentement

Sur des images gaies et informes

Et les immortalise en cristaux scintillant

Gercés par sa beauté glacée.

Pas l’ombre d’un remords,

Je vis encore.

Mort douce

Maman je rêve !

Les lueurs du ciel me bercent

Le noir de la nuit m’enveloppe d’une guirlande moite

Tiède et transparente

M’isolant tendrement

Sans me séparer

Des astres lumineux

Dans la nuit il n’y a plus qu’elles

Ces douces déesses brunes

Qui passent lentement sans me frôler

M’apaisent et me calment

M’enlacent et puis trépassent

Dans un grand éclat de rire

sirène

Ma vie est tel un fleuve

Je m’y noie car l’eau

Est mon milieu favori

j’y suis jour et nuit

J’éclaire de mes doux rayons radieux

Les fonds obscurs

Je berce les galets et ondoie

 Dans ces fluides soyeux

Mes doux cheveux

flottent où je veux.

Je meurs puis je pleure.

Ma vie est telle un fleuve.

L’homme n’y a pas droit.

S’il s’y risque il se noie,

Dans les effluves rouges du soir.

Lune

J’ai rendez vous avec la lune.

J’ai rendez vous.

Personne ne m’aime.

Sa lumière blafarde

Allumera mon regard.

Je plongerai seul dans le noir.

La pénombre me couvrira de son regard.

Je m’enfoncerai seul le poignard

Sous son regard blafard.

J’ai rendez vous avec la lune.

Elle sera au rendez vous,

Fidèle à elle-même

J’ai enfin quelqu’un qui m’aime

quelconque

J’aime les slows

Te faire plaisir et te distraire

Dire des âneries, des flatteries

Un rien me déshabille.

Je suis celle dont tu rêves,

Celle que rien n’arrête.

nuages

Les nappes noires des sentiments infernaux

qui assaillent mon cœur se heurtent à un mur,

qui lentement accélère sa construction vers l’infini.

Les vapeurs nuageuses de la mélancolie

passent langoureusement ce barrage dérisoire

et s’étendent vers l’éternité.

pulsion

Je baise et je pète

saperlipopette!

je baise et je pète

à califourchon sur le gazon,

poil au menton.

Coquette et proprette,

elle ne dis pas non

quand je la culbute,

oh c’te sacré pute.

 

 

Par dark Y.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

mes poemes

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés