Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 15:38

plage

La mer est loin.

Elle étend ses ondulations rythmiques,

 douces & régulières à l’infini sur une plage plate et sablonneuse.

La vie, au loin se consume.

Fumée noire & bruits.

Je repose tranquille sous le sol.

Je suis comme un vieux marin noyé.

Une petite fille aux yeux marine joue au-dessus de ma tête.

De ses petites mains, elle fait un pâté

avec son seau de plastique rouge usé.

Quand je suis triste, le ciel pleure

Les gens désertent la plage.

Et je n’ai plus que moi à maudire

 

 

Le loup

 

Noir & triste, il erre seul,

à la tombée de la nuit :

à pas feutré,

sous le tendre feuillage des bois ,

ou à découvert,

rampant sur les rochers gris des falaises.

Il tient sa grosse tête poilue

 entre ses deux pattes maladroites,

dans le vide de l’abîme,

pensif, le museau flairant le vent attiédi

par le feu de cheminée des chaumières.

La morsure d’une bise de louve

grève son cœur de regrets & de remords .

Il ne s’y attendait pas .

Tout s’effondre et tout renaît.

Un phœnix s’envole.

Des gorgones apparaissent.

L’attente est longue,

mais la douceur du souvenir

efface le présent terne et fade.

Sa voix embellit le jardin abandonné,

broussailleux et pierreux de son âme .

Il pousse des dizaines de fleurs,

des clochettes soyeuses bleues,

des coquelicots fins et fripés rouges,

des roses parfumées et délicates ,

des œillets oranges dentelés,

de la verveine brumeuse...

Le loup descend d’un pas allègre la vallée,

le cœur réchauffé,

l’air est tiède et embrumé.

 

 

 

Splash !

 

Eau Marine : Poème pour jours heureux

 

 

Je me baigne dans l'eau claire

Mon coeur flotte lentement à la surface de l’eau

Mes soucis se distillent dans l’immensité aqueuse

Mon âme paisible vague sur les nuages brumeux

L’eau se détend en de longues ondulations sur ma peau reposée

 

 

Bleu marine clair et reposant,

soleil filtrant ses rayons doucement sur ma peau alanguie

L’hiver et ses glaces cristallines étincellent mon regard

Ma vie balance son doux refrain, sur la brise du temps qui passe

Rêves assoupis à l’aube de la nuit

Seins moites alanguis sur le rebord du lit

 

L’herbe reverdit dans le vallon des pensées fanées et désabusées

C’est la fin de l’été

Fin de la journée.

Sur ta peau blanche,

les rayons du soleil éparpillent

 quelques granules de lumière,

Réveil éternel.

Les cloches du souvenir choquent mon cœur attendri

Et pulsent un son étranglé.

J’ai tout donné

Je n’irai pas plus loin

Le  Soleil se lève sur la terre brisée

 

 

Oh, la jolie Marine à voile !

Poème noir pour jours tristes

 

Écran noir disloqué dans l'espoir,

Brume outrageuse,

Eclairs et furie,

Mon ennui fuit.

Je poursuis ma course, effrénée,

comme une mouche folle,

 grillée, aveuglée,

les ailes ensanglantées,

tombant à l'infini

pour se scotcher sur le sol

comme un chamalow Noir,

plaqué par le regard blessé

d'une bohémienne  de marbre

après avoir ricoché

sur son corps froid et glacé.

 

 

La bohémienne a fermé la porte des rêves.

Nous ne dessinerons pas main dans la main,

Nous ne mêlerons pas nos dessins,

Le saule pleure,

Ses racines tortueuses, je ne peux plus caresser.

 

 

J' aimais me réfugier  à l'ombre de mon saule

Je m’y sentais bien,

Enveloppé dans ses remords,

Dans ses peines secrètes,

cœur des dilemmes et des désirs obscurs,

au fond de l'âme blessée,

à peine cicatrisée de l'innocence bafouée.

Je tenais dans mes mains les cendres

encore rouges d’un désir brûlant,

un corps déchiqueté,

le cœur battant à la lumière du jour,

ivre de vérité et de sincérité,

Entier !

Galbe d’acier, peur d’aimer,

forteresse imprenable écrasante et dominatrice

Si tu avoue ton amour elle fuie,

si tu feins la froideur, elle part, blessée.

 

Torturé, tu as envie de gerber dans un rouge de Terre.

Tu ne modèleras pas son nom dans la glaise.

Le bouclier de ses seins écartés

te jette dans le caniveau.

Athéna te chasse de son paradis.

Elle ne veut plus voir le passé qu’elle ressasse sans cesse.

Toi tu ne comprend pas: elle brûle encore

Tu l’aimes, elle te détruit :

Elle se protége.

Elle se couvre de bleu marine

Et s’évanouit dans le ciel

 

 

000

un coeur sur le front,

je la dégomme.

ma guimauve sur sa bouche

mes lèvres sur les siennes

je te tue.

tu me laves des soupçons

de mon enfance,

je rigole et je ris,

puis je pleure et revis.

le message c'est que

je suis bien en étant rien

jamais aussi heureux que seul

les autres me font plus que chier,

c'est ainsi, je le sais.

la vie me déplait,

je n'ai pas demander de naître,

moi si je veux disparaître,

c'est con,

 c'est que tout est casse bonbon.

a sucer ! je veux ma tétée !

c'est pas comme ça que je vis seul à paris

j’ai un iris sur le coeur

le coquelicot est sympa

j'imagine pas

elle est malheureuse

je ne l'aime pas.

ce que j'aime,

c’est quand elle m'aime

mais elle, ne m'apporte plus rien.

elle rêve

mais il n'y a pas de dialogue

 ni de point commun

tout le monde est sympa

mais moi mon coeur est ailleurs

en quête de solitude

ni voyage ni fête

enfin heureusement t’es là

et t’es toujours avec moi

malgré mes coups et

mes coups de tête

de toute façon je te trahirai pas

car tout ça c’est de la provoc

tu es la et tu resteras

le tout c’est que je suis pas parfait

et que j’ai du mal

à m'accepter

je m’aime pas et je préfère toi

mais des fois quand même

 je préfère moi

 

 

 

 

méditations 2

 

J’entre dans eve

comme un enjoliveur,

la sueur sur mon tronc

dégouline à fond.

Je tremble et je ris

Comme eva si jolie,

Mon sourire fané

 et mon pneu crevé.

Je plane et je fonds

Comme un bouffon

Je hurle et je crie comme

Eva la jolie

 

 

Mots dits

Gyro bar

Gyro, gyrophare,

Je bande dardar,

Comme un grand Tartare.

C’est marrant,

Je fends des plumards

Eventrés et déchirés,

Je me dégomme un tarpé

Et je file

Illico presto

Complètement barjot.

 

Etranglé entre deux ratées,

je me défile jamais.

La vie me fait mal.

Comme un poignard,

elle éclate mon cœur désorienté

en éclats de givres mal fardés.

 

J’m’éclate et je me marre,

Je redémarre dans une marre

 de sperme froid

Dare dare

Je suis babar

Je suis barge

Bargeot

Et pas beau

 

Vire de bord

Vire de barre

T’es baba

T’es babar

T’es babarge

T bargeot

Sale cageot.

 

Valse tiède de l’orgue asthme amer

 

Bouge bouge et meurs,

petite fille de mon cœur.

Mes seins se vaporisent

lourdement en lait caillé

sur ta peau veloutée.

Je sens ma poitrine se gonfler

et éclater en voile lactescent

sur mon oreiller blanc.

Ton étreinte décolle mon dôme lumineux

et raffermit mon envie.

La corde de mon string frotte

la vallée des plaisirs,

je jouis méchamment

et respire étouffé

dans ce corps d’homme parfait,

la mort libèrera la

femme que je ne suis pas.

 

Rires et faiblesses, jeunesse se passe

et je caresse des fesses nouvelles,

prêtes à se rider sous les vents étoilés.

moi je ne veux pas finir comme toi,

maman,

et déjà je ressens

tes vices en moi,

ta dureté

ton mal être

et ton timbre mal accordé.

 

je finirai voilée comme une

musulmane,

mon sein dans un corset,

mes cheveux rasés

mon corps momifié.

je finirai voilée

les mains jointes

soumises,

prête à être prise,

contre mon gré,

par un tonnerre grincheux

et tyrannique,

prête à rugir comme une lionne

frappée par derrière de petits éclairs

qui la raidissent

de plaisir et d’effroi,

jusqu’à ce qu’elle jouisse

et vomisse sur la planète terre

un petit filet blanc.

 

 

DS irritée

Je m’endors

contre ton corps.

Ma peau et la tienne

se mélangent.

Mon big bang

se canalise

et cristallise

contre ton sein droit.

C’est lui que je préfère

qui se tend et se détend

dans le même mouvement.

Je me remplis de

Douceur contre ton cœur.

La buée se gèle contre

mon emblème,

mes fesses sont chaudes

comme la braise.

 

Petite fille brisée,

tourmentée et déchue,

tu gardes tes robes de tulle,

petite fille nue.

Je me sens femme,

j’implose dans mon sein,

l’entre deux fesses rapé

par le désir de m’aliéner

à la première glace velue,

de sucer la framboise rose

De la gerbe sucrée

 

passage

 

C’est l’éternel voyage je viens

et reviens entre tes reins.

Entre tes seins,

vie sans lendemain.

Je palpe à pleine main

ton lait crémeux.

Je meurs et remeurs.

Un temps je suis là,

 un temps je suis absent.

Je te quitte pour mieux te retrouver.

La vie est ainsi fait,

De heurs et de bonheurs

De sang et de cœur emmêlés.

Je mens et je me hais.

La vie est ainsi fait.

Suce moi la pine,

toi qui a la clef

de cette merde de vie .

La réalité me rattrape,

Rebelle un jour,

bourgeois demain,

Je désespère un jour de vivre heureux.

Viens rêverie onctueuse au corps félin

Viens me délasser et m’ôter mes démons.

 

De ma chaire creuse,

Fade et gelée,

Viens m’électrocuter

 avec tes gros lardons sucrés.

Overdose de baise,

la chaire crue m’écoeure,

le rêve s’envole et je pleure.

C’est le malheur

de mon cœur.

Viens, car je me meurs.

Enfonce l’épine,

cingle moi les seins,

tords moi de l’intérieur,

fais moi voir ta douleur,

étreins moi le cœur,

fais moi aimer ton malheur.

La violoncelliste : fin de rêve

 

Poupin visage,

moiteur et fraîcheur,

sourire vierge sur la page,

Je fais un joli paysage.

L’aube naît et je m'endors.

La vie tranquille se lasse.

Sur ses flancs dorés passent la lumière du jour

qui trépasse.

Rêves voluptueux ,

Aubes éternelles.

Lentement elle s'éveille.

 

 

Triste vie

( Angèle)

Dans tes yeux noisette rieurs,

j’avais envie de croquer

un peu de vie et d'éternité.

Mais je suis loin de toi,

les années nous séparent,

la vie t’attend,

moi, elle est presque achevée.

J’erre, sombre, dans les rues étroites,

Lumières fades des lampadaires,

 sur le noir des maisons cimetière.

La ville dort.

Le rêve se dissout,

la lumière brille.

Elle dort encore, la fée,

Gentille, blottie dans son canapé.

Le rêve passe et je recrée

 un univers plus gai.

Le soleil brille.

C'est l'aube.

Le rêve s'éparpille

sur les joues

d'une jeune fille qui somnole,

délassée dans un pré,

où murmure un ruisseau

d'eau fraîche immaculée.

 

sur la plage .

,Arcachon.

 

 

Elle est là, délassée,

Allongée sur le sable.

Elle a enfoui son nez et ses yeux,

dans sa serviette douillette

et dans les grains de sable.

 Elle se confond au rivage.

 Ses cheveux noirs mi-longs,

Déferlent négligemment sur son dos arqué,

 au galbe parfait.

Les vaguelettes polissent la plage coquette.

Le bleu de son maillot se confond

avec l’azur de l'horizon.

Plus de nuages.

Un moment, le regard s’égare sur ce paysage.

 

 

 

perte

Où est mon bleuet si simple,

 qui fleurit entre les pissenlits

 et la plus simple et plus gaie des compagnies ?

Où est mon chêne vert 

qui secoue ses feuilles jaunies

à l'automne

égarant les derniers souvenirs périmés

de l’été passé ?...

Et cette odeur de terreau… ?

 

Par dark Y.
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