Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 15:48

Les gaéliques: parfums bleus et brumeux

 

triste

Sur son visage perlent

 quelques gouttes de tristesse

 qui lentement mêlent leur sel

 & rejoignent l’océan des pleurs

 qui s’acharne à limer

 sous le ciel gris

 la plage jaune granuleuse

 




vallée

Un ange bleu faufile

 son duvet lumineux

 entre deux nuages humides & cotonneux.

Le voile pourpre de l’aube se lève.

Un gamin en culotte courte,

 la frange blonde viking

 tombant négligemment

sur ses doux yeux antarctique,

arpente, émerveillé,

 ce chemin de terre lisse et doux

qui s’insinue au creux de la colline

 de ce matin blême.

La plaine résonne d’échos de rires enfantins

matin

Claquante & vibrant dans le vent,

 une feuille verte et charnue,

 clinquante, navigue dans le vent frais du matin,

retenue par son pédicule à sa branche mère.

 Quelques gouttes de rosée sautent

 & glissent joyeusement sur sa face vernissée.

 

campagne

Un petit oiseau bleu à la gorge jaune duveteuse,

 chétif, se blottit dans son nid,

 le bec & les yeux enfoncés dans son aile.

Dans sa tête défilent les paysages survolés :

les bocages verts,

les champs en damiers jaune & brun,

les clochers des églises,

arrondi, carré, pointu, orthodoxe,

 baroque, gothique, ou roman, dôme ou flèche.

Tout se mélange.

Il se laisse bercer par les ondulations

 des vagues de la haute mer,

 le clapotis des marées sur les plages.

Il s’endort doucement dans la brume légère.

Son petit coeur palpite tendrement

 faisant tressaillir ses plumes.

 

morsures

Un peu de brume dans la tête & les yeux ;

ton image ,un peu évaporée, incertaine,

 flotte comme un fantôme,

dans un coin,

trésor préservé de franchise & de gaieté.

Mais, partout ailleurs, désolation.

Tout a brûlé,

noirci de cendre,

comme mordu par le remords.

Il reste des lambeaux calcinés,

légers, recroquevillés sur eux mêmes.

Dans le monde parfait,

plein de couleur & de sonorité,

le rire frais d’une jeune fille retentit.

De l’autre coté, une vaste étendue plate bleu pastel lisse,

 désertique, embuée d’une fumée grise:

des ombres étirées

 sanglotent & se tordent sur elles mêmes,

éblouies par le soleil.

Leur agonie dure encore:

peut être est elle éternelle...

 

 

 

symbiose

Les deux bulbes poussent l’un à coté de l’autre

 dans la terre brune meuble & humide, finement granuleuse.

Blanc pale, le bourgeon sort du sol, frais, dentelé.

Sa compagne rose pointe timidement

 aussi ses tendres feuilles à l’air gris ambiant,

triste & voluptueux.

Puis lentement les tiges poussent,

 soutenues l’une par l’autre dans leur effort pour rejoindre le ciel.

Elles se dirigent longues & élancées vers l’azur évaporé.

Elles étendent leurs volutes

& tendrement entremêlent leurs feuilles qui,

quand le vent passe se caressent.

Un doux visage frais & féminin voletant dans l’aube du matin leur sourit.

Une pluie douce & fine s’éparpille & se condense sur le sol & leurs feuilles.

Dans cette atmosphère douillette, les deux plantes s’épanouissent.

Elles n’ont jamais été aussi prés l’une de l’autre.

Le doux tintement de leur feuille

l’une contre l’autre résonne encore dans mon coeur

comme les cloches du bonheur

 

 

 

 

neige

Blanche & menue,

 emmitouflée de laine bleue marine

 elle gravit le sentier

qui sillonne cette montagne rocailleuse & terreuse

 où l’herbe pousse difficilement.

Ses cheveux ondulés blonds

chevauchent les courants de l’air gaillard,

 qui s’essouffle & se râpe contre les falaises,

en s’insinuant dans les vallées vertes & accueillantes .

Le ciel est gris.

Il fait frais,

& le vent éparpille sur ses joues

 quelques cristaux de gel

qui poinçonnent sa face

de mille rosaces

sanguines entrelacées et cuisantes .

Dans ce paysage glacé et hostile

 elle est la seule source chaude & réconfortante.

Embuée & pelotonnée dans ses tissus douillets

 elle affronte la montée & maintient sans difficulté

 la cadence d’un pas feutré & sur.

 

 

Doll phantom

La vie pleure son ombre.

Elle était la plus belle.

Elle restera la plus pure.

Elle disparut une nuit

dans une tempête de rire

et d’éclat de verre,

 effacée par les bruits

des klaxons & des enceintes.

Dans ce tonnerre de couleur rutilant,

le ton pastel des bleus volets

 de la maison de chaux blanche,

les cheveux blonds et soyeux

de la petite fille s’envoleront.

Mais leur teint pale hante encore

 en filigrane mes nuits glauques et rieuses.

Leur profondeur s’impose doucement.

Leur ton serein  passera le temps.

 

écolier

La poupée aux cheveux de laine jaune

 à la tête ronde en mousse rose

est étendue légèrement sur les coussins.

Elle flotte dans l’air chaud de la pièce.

Sur un bureau en bois de pin,

 un petit bonhomme en culotte courte

 s’applique à dessiner une petite fille.

Tirant la langue, l’air concentré,

 il appuie fortement la pointe du feutre

 sur le papier pour ne pas faire déraper

 le crayon qu’il tient maladroitement .

 

 

automne

L’attente est longue mais jamais veine

Les rêves retrouvent leurs ailes

& se meuvent doucement dans l’espace, librement.

Les nuages vont & viennent moites et brumeux.

La pluie imbibe sereinement la bonne terre

 dans laquelle germera le blé .

Un cerf volant plane souplement

 entre les ondes brumeuses du matin

& monte de plus en plus haut,

oubliant la terre à laquelle le retient un faible lien,

 invisible et fragile.

Une petite fille patauge dans la boue.

Bonjour petit automne !

 

 

 

 

 

pleurs

Ma douce fée pleure en silence.

Sur le doux ciel bleu,

deux nuages cotonneux flottent

 & mêlent leur épais brouillard neigeux

Des larmes cristallines & brûlantes

 noient ses yeux

en deux couchers de soleil bleu

surplombant une mer  limpide.

Le ruisseau dévale ses joues rougies,

gaiement ,en laissant sur son lit

 le sel cuisant

qui imbibe ses lèvres enfantines

d’un goût amer .

 

BB

Ma petite fleur, mon doux myosotis,

repose entre deux nuages de couettes,

enroulée comme un loir

 dans la pénombre moite & suave de ses rêves.

Ses cheveux bruissent doucement

comme une prairie sauvage jaunie par le soleil,

bercés par le halètement douillet de sa petite gorge rose .

Elle lape comme un chaton

avec sa petite langue framboise son petit pouce

& enfouit ses doigts dans le coton humide du mouchoir

qu’elle serre contre sa joue.

Son autre main caresse le duvet velouté

 de quelques mailles de laine bleue .

L’aube se lève.

Le soleil orange miroite ses reflets jaunes

 sur le tronc verdi du vieux sofora

qui étend ses branches nues dans les embruns du vent

 

 

jungle

Des plantes pétulantes, suaves, neigeuses,

déploient leur volutes dans la fraîcheur matinale du jardin .

Le gazon fraîchement tondu embaume

les gouttes suspendues de l’ atmosphère.

Tout brille et éclate en sanglots

Les arbres dégorgent de sève,

le ruisseau murmure.

La mousse perle sa rosée en surface.

L’air tiédit, la brise rugit.

Les éléments du paysage se dispersent & se recomposent

 en un univers encore plus beau .

Les montagnes bleues apparaissent au loin à l’horizon.

Le murmure de ses cheveux blonds

déploie un souffle nouveau

dans la plaine jadis infertile.

Les noyers ploient sous leur poids.

Les cerisiers parsèment le ciel bleu de leurs pétales roses.

Le cœur se dénoue & un parfum vivace embrase l’horizon.

 

 

 

 

 

Mars

 

3 petits extra terrestres verts

flottent dans l’espace intersidéral,

noir & parsemé de disques solaires bleus, jaunes & rouges .

Le parfum de ma bien aimée glisse le long de ses lèvres rosées

Sa voix de miel noie les quelques soucis noirs

 qui comme des astéroïdes volent & tournoient dans l’espace ;

je remarque & je crie

je me retourne:

un palais aux boiseries finement sculptées

 s’étendant comme des ramures

pleines de sève s’élance lentement en hauteur

et entoure lentement son corps languissant

 qui s’ épanouit à la lumière du jour ;

les rayons vibrent: la pluie s’abat .

Le rêve s’éparpille.

 

 

étranger

La petite fille regarde par la fenêtre.

Elle voit un grand monsieur

s’avancer avec un grand nez rouge.

Il neige dehors.

Les pieds du grand monsieur

  ne semblent pas très aimables.

Elle va avec sa capuche près d’un grand arbre

où il  y a plein de petits oiseaux

grelottant de froid sous leur plume ébouriffées.

Elle distribue quelques miettes puis s’en va

 

 

 

arbre

Depuis des années, le vieil arbre étend

ses ramures dénudées dans le bleu mou du ciel

qui se blottit dans la vallée verte et feuillue.

Il n’a pas fleuri depuis des années;

ses racines sont enfoncées profondément

dans la terre meuble

 jusqu’aux nappes d ‘eau souterraines cristallines

qui l’abreuvent.

Une princesse est arrivée, douce, cotonneuse laineuse,

irréelle, aux contours lumineux & flous,comme un mirage.

Elle passe de temps à autre

& à chaque fois un nouveau bourgeon vert et charnu éclot.

 

 

 

 

 

Par dark Y
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 15:45

sunset

...Là où le ciel finit,

le rêve commence.

En dansant à outrance,

sous le vent tiède et chaud,

j’ai fait une romance.

Un couple danse

en contre-jour à la nuit tombante

près d’un vieux chêne.

Puis lasses les ombres s’évanouissent

dans l’obscurité.

 

espérance

Comme un pantin

Comme un jouet

intolérant à la frustration,

toujours prêt à s’amuser ,

gamin avant tout.

un petit peu rebelle,

je cours après les belles couleurs

des papillons dans le vent frais du matin.

Je sautille à travers les véroniques,

les myosotis et les violettes.

Jardin de trèfle ,d’herbe et de pissenlit .

je me perds à travers les feuilles

 des tilleuls, des buissons ,des lauriers,

des cerisiers et des pommiers.

Qu’elle est verte ma vallée !

Les fleurs que mon amie a plantées

 attendent d’être cueillies.

 

 

perdition

L’or de la rivière coulait à flot,

en des milliers de granulations scintillantes ,

dans les effluves bleues de l’eau bouillonnante.

La princesse bleue restait assise des heures,

ses cheveux blonds perdus au dessus de l’eau ,

enveloppant son corps frêle.

Depuis qu’il l’avait vue,

le petit garçon n’en dormait plus.

Il passait son temps à regarder les étoiles

 sur le fond bleu du ciel .

Toutes les autres filles il dédaignait.

Pour mieux se souvenir d’elle,

il s’isolait

et ses rêves se mettaient à grimper

autour des rochers et des falaises

et rejoignaient les nuages du ciel.

La vie n’était plus la même.

Le seul ennui c’est qu’il n’était pas le seul prétendant.

Un autre déjà lui était promis.

Elle le voyait de temps en temps et il en était jaloux:

même s’il l’aimait et ne pouvait qu’apprécier ses choix:

même son prétendant.

Son âme torturée s’élevait sans cesse vers les nuages.

Ses amis avaient beau lui parler de fêtes, de rires,

Tout lui était indifférent.

Son âme, attirée par les étoiles s’envolait chaque soir plus haut,

pour récupérer un tendre baiser de sa bien aimée

 

 

 

Abysses

 

Les sirènes nageaient dans l’eau bleue,

caressées par les rayons du soleil :

l’une d’entre elle les cheveux blonds, rêveurs,

coiffés en une longue gerbe,

 délicatement posés sur sa poitrine,

contournaient un cou fragile de marbre blanc,

sur lequel reposait un visage angélique et paisible.

Des courants doux et lumineux longeaient son visage

 et l’entouraient d’une brume tiède.

Leurs effluves cotonneuses

 ralentissaient langoureusement

sur sa poitrine raffermie d’adolescente,

l’humectant de baisers

& engourdissant sa chaire

d’un frémissement léger .

Dans les ondes aqueuses, tourbillonnantes,

entre les lames & les vagues, elle jaillissait,

 chevauchant un dauphin,

s’allongeait contre lui

& lui caressait son front gris bleu.

elle se laissait tomber dans les abîmes sombres

 et emporter par le courant,

sous l’œil complice des coraux ,

qui dressaient leur arborescence le long des rochers excavés.

Elle flottait dans la clarté,

son corps blanc nacré, frais,

délassé par l’océan,

pleinement libre et épanoui dans

le silence feutré aquatique.

Des torrents blanc, bleu et vert,

éclairaient son visage & lissait son front .

La douleur se calmait et le plaisir renaissait.

 

 

deuil

Mamie tricote près du feu

dans le froid de sa grande maison vide,

frileusement dressée entre son parc et le clos,

au milieu de la campagne poitevine froide et terne.

Les grands yeux écartés,

mes cheveux blonds coupés au bol,

tombant en frange sur mes pupilles écarquillées,

je me blottis contre elle,

comme un poussin.

La cloche de l’église sonne dans le lointain

& retentit sourdement dans les vastes pièces du domaine

Nous sommes les seules âmes vivantes.

Les photos effrayantes des aïeux pendent aux murs.

Le vieux parquet crisse sous mes petits pas.

La télé peuple le silence accablant de la mort,

qui hante chacune des pièces.

Sur la cheminée repose,

dans la pénombre, une vieille photo

d’un monsieur sévère de 50 ans, en costume.

 

Douce amie

Elle suce mon pouce

 tout doucement,

caresse ma tête

& pose son petit nez retroussé

 sur mon visage.

Je mélange son corps & le mien.

Je me fonds en elle

et j’atteins mes limites.

Je suce longuement son sein:

elle se bascule en arrière.

Je vois la mer bleu foncée,

calme & paisible,

onduler sous le vent & la tempête.

Petit a petit je me ramollis

 & redeviens un petit garçon

qui se blottit dans le pull bleu de sa mère.

Je me recroqueville & bougonne

 dans ses cheveux

qui déferlent en vague douce sur ma tête.

Je lui donne une grosse bise

de mon cœur d’enfant

et

elle s’endort doucement

 

esclave

Dans la chaire s’est inscrit son nom.

Son amour flotte en moi

comme une brise légère

les mots ne sont pas assez doux

pour le décrire

Mon élan se brise sur des remparts hauts & forts.

je crie et m’épuise: abattu,

je tombe,

pleurant et somnolent dans ses bras.

Ses grands yeux doux et craintifs

me caressent et explicitent son silence

Je perds mon équilibre & vacille

 dans sa tendre mélancolie .

Je baigne dans son rêve.

Elle est là toujours près de moi

Son grand manteau bleu me recouvre

Nous restons l’un à coté de l’autre,

tout proches et si lointains.

Nos deux rivières se rejoignent

& mêlent paisiblement leurs eaux somnolentes & calmes

nous baignons l’un dans l’autre, sans mot dire,

tout proches et si lointains,

l’automne arrive & ses feuilles jaunes

 nous couvrent de baisers

Son seul souvenir me laisse heureux.

Mais de la revoir j’ai hâte

& mon cœur bat la chamade

de la voir si peu souvent

 

 

inaccessible

Percevant sa douceur blanche

faiblement effacée par l’obscurité

 ou la pénombre du rêve,

l’homme se précipite

comme un prisonnier

vers la liberté ,

et il s’effondre contre le vide ,

seul sur son matelas.

L’air, seul le caresse

& hérisse les poils de sa peau.

Son élan s’écrase contre le roc

 & son esprit s’évapore alors

essayant de suivre les mouvements

lancinants & voluptueux de sa bien aimée,

son visage ,blanc pale en noisette,

 ses cheveux bonds ondulants,

ses grands yeux tendres,

aux paupières battantes

& toujours inquiètes...

 

 

instinct

L’instinct animal prédomine.

Mes yeux scintillent devant les yeux noirs

d’une beauté brune télévisuelle,

& mon élan se brise sur le petit écran.

Le sperme s’étend sur le sol .

Une gorgone surgit,

noire vénéneuse,

et m’empoisonne.

J’aime la gueuse nue

j’aime l’odeur fade et enivrante

 de la sueur sexuelle.

Elle m’excite!

Je suis un tigre et je mords

femme ou homme ,peu importe

i want sex

SEX  SEX SEX SEX SEX SEX

 

Désir fatal

Je rêve de m’en aller loin du monde,

sur la lune.

Je rêve d’être une femme libre,

de latex & d’acier,

de scier tous les mecs,

 de les faire étrangler de sueurs et de bave

d’exorbiter leurs yeux !

Je suis la poupée d’acier.

Je coupe & j’éblouis.

Mon baiser est un cutter de diamant,

ma coupure est fatale.

Je n’existe qu’en rêve;

je déteste les antiquités, l’amour…

Tout n’est que sexe sexe  sexe et volupté,

l’amitié et la confiance

n’éclairent que les idiots.

 

montagne

Qu’elle est verte la vallée,

pleine d’herbe grasse & verdoyante,

remplies de clochettes frissonnant dans le vent.

Un vieux chalet en bois s’égare

au milieu des herbes hautes.

Les sapins et les épicéas dégringolent 

la pente rocheuse et caressent les nuages.

 

 

orangeraie

Le dur poignard a coupé le pain.

la lame dessine

 un cœur sur le sein

 d’une femme nue

blonde charnue et délicate,

raffinée comme la fleur de rosée.

J’hume le parfum en guerrier

suant comme une brute

retrouvant la douceur de l’enfance.

La pulpe de l’orange,

flétrie par le soleil

 repose sur le bord d’une terrasse

 où les fleurs jaunes & blanches embaument.

Je retourne lutter,

près de mon oranger,

contre les anges de l’été ,

qui flirtent dans la brume

 de mes rêves embués .

Blitz et blast .J’ai rêvé

Amen

 

guerrier

L’aube se lève.

Il n’y a pas de trêve.

La vie continue :

 les brutes ,épaisses

comme des blocs de béton,

se heurtent,

les  unes les autres

pleines de sueurs,

de muscles bandés

& d’ amertume.

Choc et fracas.

Quelques hématomes cloutent leurs corps salé.

Une femme passe dans la nuée de leur rêve

portant du lait épais et frais.

 

feus follets

Ma petite fée du soir arrive.

Je n’entrevois dans la semi-obscurité

que la clarté de son visage blanc et pur,

et ses cheveux blonds fortement tirés en arrière,

dégageant son sourire délicat.

Son manteau se fond dans le noir.

Je voudrais tant la serrer contre moi.

Je me retiens

Je lui dis bonjour faiblement

Mes forces comme des nuées lumineuses

s’inclinent et s’élancent vers elle,

voulant se fondre comme des vagues

dans son corps et vibrer avec elle.

C’est ma terre, c’est mon univers.

Elle est comme le globe,

entourée de sa couche fine bleutée d’ozone.

Elle étincelle dans la nuit

& nos corps se frottent l’un à l’autre dans le silence

Les notes noires résonnent en harmonie.

L’accord est total.

Pas de contre temps,

le rythme est synchronisé,

langoureux, andante,

les 2 planètes oscillent

en phases blanches & bleues

& s’unissent dans un feu d’artifice

 neigeux et étincelant

en flash d’or & d’argent.

 

forteresse

Loin, loin dans les airs,

aux confluents de 2 tourbillons

 spiralés brumeux grisés,

 bleu sombre,

le cône ardoisé d’une haute tourelle

sertie d’un pic acéré & brillant

déchire l’horizon.

Un oiseau sombre au bec aiguisé

 déploie ses grandes ailes crénelées

au-dessus de la gigantesque demeure

& englobe de son ombre

les jardins à la française,

verdoyant ,quadrillés d’allées claires.

De la plus haute tourelle

voltigent quelques larmes cristallines d’air de harpe,

qui déferlent en cascade

le long du donjon

en tournoyant autour des échauguettes.

Les volutes bleues de la robe de mousseline de la princesse

furtivement apparaissent par les meurtrières.

Eclairées par un rayon de soleil poussiéreux or et argent,

ses longs cheveux blonds soyeux s’étendent

comme une cascade sur ses genoux

& après s’être amoncelé sur les pavés de la salle,

se courbent & descendent les escaliers à vis .

Le bleu profond du ciel océanique & volatile

 enveloppe le château de sa moiteur somnolente

et s’assombrit progressivement par nappe

 en bleu nuit triste & douloureux,

noir comme un remords.

 Oubli & sommeil.

L’obscurité efface ce paradis.

Sur la banquise, une fille nue est assise.

Elle caresse les cristaux de la poudre neigeuse,

qui s’étend sablonneuse sur la lame de glace.

Ses seins fermes & élastiques

sur lesquels brillent, comme un miroir

 un mince filtre d’huile visqueuse &de sueurs salée

 pointent leur téton engourdi à la brise glacée.

Des étoiles d’or incrustent le ciel.

Le soleil, disque rouge sur fond blanc argent,

éblouissant assomme ses yeux.

Descente de rein parfaite

Ogives et arcs boutant

Ciel givrant

Arghhh   ! ! !

 

 

 

 

 

 

 

La chauve-souris

 

La grande silhouette noire effilée ,

Se dresse dans la semi-clarté grise de la lune,

Comme une grande pyramide :

Les pans de sa cape noire flottent dans le vent

La vie est triste

Je ne sais pas comment me consoler

Je ne peux pas vivre sans poupée de lumière,

nue & sans contrainte.

Révolte!

Gaëlle n’est qu’une poupée écrasée

par ce monde non civilisé.

Ce que je veux, c’est de l’acier forgé,

crissant comme du diamant.

Pas de la laine!

Le monde est dur

Pas de mollesse

pas de faiblesse

 

 

Symphonie concertante inachevée

 

j’aurais tant voulu voir ton cœur ,

ce jardin préservé qui n’a jamais été piétiné par les adultes.

Mais je m’égare, où suis je ?

La ville m’apparaît comme des monceaux de pierre sales

gloutons, difformes, imbriqués dans l’ombre les uns dans les autres.

Dans un rêve ,tu apparais, après la rosée :

le jardin est vert :

il y a des arbres & de l’ombre où reposer.

Un doux parfum m’élève vers le ciel .

Je ne sais où je suis,

je baigne dans la mélancolie

Le jour se lève et je t ‘oublie.

Murmures doux & tendres dans la semi tiédeur effrayante de la nuit.

Calme & volupté, loin de tous et de l’oubli,

Douce clarté qui abîme mes souvenirs

 & m’entraîne au néant.

Je revois tout et je pleure.

La douceur de mon âme & la sienne

s’emmêlent dans la nuit claire et brillante d’étoiles.

Le vêtement de mon cœur se referme sur lui-même.

L’autre s’en est allé loin, ailleurs .

Pourtant tout près,

un germe de blé éclôt dans la fraîcheur du matin .

Par dark Y
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 15:30

Pic

 

Flèche d'argent,

fend le ciel,

creuse un tunnel,

vide, désert, et nostalgique,

dans un océan fade et parfumé.

Les molécules éparpillées, égratignées

restent imprégnées de sa coloration

et de sa dureté argentique

qui fatigue les yeux,

et fait saignotter le coeur.

Y a-t-il une âme dans cette

lancette glacée, diamantée,

dont la trajectoire fatale

déterminée, inéluctable,

définie par des calculs mécaniques,

semble implacable.

Arme impétueuse et folle,

conçue dans des ateliers

d'avant-garde,

avec des moules

où l'on fait couler les métaux en fusion,

à des températures auxquelles

nul être ne peut résister.

 

 

Jolie rousse

 

Comme des feuilles dorées,

éparses sur un étang gelé

Un visage mou, fragile, et tiède.

Des cheveux ondulants en flammes

rousses et fermes flottant

 sur son manteau obscur.

Charme et volupté.

Fragile équilibre instantané.

Onctuosité.

 Le visage immaculé, laiteux,

 Maternel, généreux.

.

nouveau né

Le nourrisson tête sa mère

Ronronne et halète.

Ptite vie frêle,

fin roseau lâché dans la tempête,

la silhouette dans le noir, se dresse,

bloc sombre contre la lumière.

La lune, le visage frais,

Éclaire de sa faible lueur ,

l'automne qui se meurt.

 

Irradiation nocturne

 

Rêve d'or et de poussière,

Cristalline odyssée,

Je renais translucide,

Dans une comète de porcelaine,

Rires et idées chagrines,

Villes zébrées de béton et d’acier,

 ombre diaphane, dont les volumes se délient

doucement dans l'univers

incandescent.

Astéroïdes,

Attirés par le néant

Cisaillant l'air, anxieusement,

Découpant l'univers en deux voiles rubanés,

 l'un étoilé, l'autre obscur.

 

 

Pleureuses

 

Mon petit saule pleureur,

verse des larmes, étanches et cristallines,

dégringolant en ruisseaux,

Et grossissant lentement

Acheminant sa tristesse vers l'océan.

Je suis là près du saule.

Je caresse son écorce rude

et je l'embrasse avec amertume

dans des torrents rougissants.

Je l'écoute pleurer.

Ses larmes bercent mon visage d'un écran salé.

1000 et 1000 oasis.

Ma main moite perçoit un goût étrange.

 

 

GG

un seul homme, un seul,

C'est trop peu pour moi,

Il en faut dix en somme,

pour en avoir un.

 je rêve d'une pomme à croquer,

dans laquelle je mords,

quand j'en ai trop en vie,

envie de rien, de toi,

envie de rien que toi,

 j'aime la fille fragile,

qui craque chaque fois.

Il est passé sur moi,

comme une voix que je n'entendais pas.

Résonne encore en moi son écho.

La Lune est belle,

Je n’arrive pas à croire,

Qu'il est fait cela pour moi,

J’ignore pourquoi,

Il s'est attaché à moi,

Je n'arrive pas à croire,

Laissez-passer cela,

C'est interdit dans la vie,

d'avoir trop beaucoup trop d'envie.

Seule ou à deux

Je m’ennuie.

 

 

Rouillée

de grands yeux bruns cernés de vert,

regard joyeux et rieur,

visage curieux et méfiant,

imperturbables yeux pensifs,

petit front clair, et sans ride.

Douce et limpide,

elle vit seule dans ses délires.

Elle vit seule dans ses souvenirs.

Elle rêve.

Elle boit un deuxième gin

Et se casse.

Amertume.

Elle rêvasse.

Au loin se déroulent de vagues de souvenir,

 la rancoeur, et la peur.

Elle se blottit contre un roc.

Elle aime le vent, les nuages,

Et se plaît dans ses voyages.

Elle se surprend vomir ses souvenirs.

 Caro ne vient pas.

Caro n'est pas là.

Elle vit seule.

Maudite soit-elle.

Éveille-toi.

Rends moi l’homme qui chasse et pêche les souvenirs.

rends moi la vie que cachent les vampires.

Bourrée, déboussolée.

Sers moi un autre verre!

Le comptoir se sent tout seul,

sans mon verre.

Remplis moi d’alcool,

anesthésie ma douleur,

Je me meurs.

 

 O

Je suis une bulle de savon

qui fond.

Ta bouche est un cœur,

rond comme une bulle de savon.

Je t’aime un peu beaucoup,

très peu.

Je t’aime,

comme une bulle de savon

légère et fragile,

furtive.

Je t’aime,

ptite bulle de savon.

 

La Rochelle  SC

 

Nos pieds cote à cote

Se mouvent dans les eaux

Troubles et vagabondes.

L’abîme est là sous la vase.

J’attendais que le tonnerre brise l’horizon

Que les ténèbres se déchirent.

Je suis resté là

Absent,

Là et pas là.

C blanc,

C noir.

Je me suis évanoui

Dans l’encre noire

De mes nuits blanches.

Sur le papier se sont déroulés nos corps ensevelis.

 

Brume fatigue et ennui

Je m’ensevelis sous mes draps,

Loin du froid.

Je cherche un peu de tiédeur,

Près de mon cœur,

Près de moi.

J’ai envie de me façonner

A mon image.

 

Pour toi

Sot

Phi

Qui m’a percé le cœur,

Noué et étranglé d’ennui,

Je me suis assassiné

Dans le marc de

Mon café.

J’ai sombré.

J’ai saigné de l’encre noire.

Je suis mort des dizaines de

Fois,

Bercé par l’air amer

De l’oubli.

Pour toi sophie,

Je me suis abîmé

Dans la brume des cafés,

Des bordels et de la fumée

De l’herbe fraîche

Qui oublie.

Avec ton fantôme

J’ai fait les festivals

Pieds nus et

Je me suis effondré

Dans la rue.

 

 

Les primitives

 

La tempête m’envahit.

Ses lames bleu azur secouent mon cœur et ma tête dure.

Sous le soleil, le bleu de la mer défile plat et monotone,

Poli comme l’acier par les rayons ardents du soleil au zénith.

La lumière aplatit les reliefs et éblouit mon cimetière marin.

 

 

Rote pète et fais la fête!

Le monde n’est que désirs,

Allez , fais toi plaisir

Remue ton corps de rêve§

 

L’écume des vagues maritimes vertes et bleues,

La clarté de la lune,

Le miel doux et lumineux,

Ne sauraient ravir mon cœur de l’amertume où il se meurt.

La vie, les flots, la tristesse,

 les mots rien ne sauraient apaiser

 la haine aux yeux glacés.

Je ne sais où je vais,

ce que je crée, ce que je donne

Je ne sais où aller car mon cœur grisaillant

s'abîme en tourments

Eclairs déchaînés sur mon âme tranquille

Ne sauraient hair cette dame bien aimée

Qui m’a fermé sa porte au nez

Et que je ne peux plus voir ni aimer.

 

Hier, je te voulais,

Demain je t’oublierai

Tes rires ne cachent que la crainte de souffrir

Ne sais tu pas rester seule, un instant

Voir les tourments de ton cœur?

As-tu toujours besoin de compagnie,

 de mille âmes sœurs ?

 

Sur les berges de l’automne,

Sur les cimes dépravées du temps écoulé,

Noyé dans le flot éternel de ma pensé,e

Je ne sais où je vais.

 Mué par des forces bizarres,

Je me repens encore d’aller vers le néant.

L’aventure n’aime pas les mécréants.

Sans foi ni loi je suis.

Je meurs d’envie de toi:

Viens vers moi!

Tous les deux franchissons l’abîme

Qui nous sépare des cieux.

Je vois l’océan des nuages former un palais

Au balcon duquel s’envolent des projets éphémères,

Un univers.

 

 

Comme une fleur rose violet

Qui naît sur l’étang bleu glacé

Dans la pâleur d’une nuit d’été

De peur de tout gâcher, je me tais

Et je la regarde éclore

Je deviens muet

J’écoute ses pétales lentement se déplier

Dans le vide focal des peupliers

J’erre sur les lumières acier

Des réverbères mal éclairés

Je lutte encore pour vivre

Car cette garce m’enivre

Comme une saveur suave

Qui lentement me tue, me brule

J’aime la vie douce et calme du petit matin

Le rythme de ses mains qui se tendent vers l’horizon

Le murmure de ses doigts qui coulent lentement le long

De ses hanches,

La vie tranquille qui s’éveille à midi

Le soleil puis la pluie qui égaie le pays

Je danse et je chante

La femme entre

Elle me saisit, me bouscule et m’abandonne

Je ne sais quoi faire

Et je fredonne

L’orée des bois est belle

Je ne vois qu’elle

Elle me parle et m’embrase

Elle vit et m’extasie

Je me rends à l’évidence

Je ne suis pas Florence

 

 

 

 

Les arabiques

Toute ma vie je parle de moi

Toute ma vie je parle de toi

Toute ma vie je flirte encore

Je ne sais quoi, je ne sais rien

La lueur, l’aurore, Flore

J’aime la vie et les lilas

me sortent encore du ventre

Je ne sais où pleurer,

Je ne sais où vivre

Je n’ai que moi pour m’écouter

Personne ne fait l’écho de mes pensées

Je ne sais quoi dire, je ne sais quoi décrire

La vie, l’aurore les fleurs la mort

L’automne vient, ses feuilles dorées valsent

Gaiement sur le trottoir

Danse et féerie des galaxies infinies

Je pleure

La vie est un roman

Je ne sais qui je ne sais quoi

Je ne suis rien ni personne

Même les filles en Harley Davidson

Je regarde lentement s’écouler les méandres du temps

Les nuages déliquescents bleus

Se fondent dans le morne passé de mes étés

Loupés

Vivre et mourir

Je ne sais quoi dire ni quoi faire

La mort me libère,

La lumière se borne à oublier

 

Il n’y a plus rien à écrire :

L’océan chavire

Dans les profondeurs de la nuit

Sa silhouette se dessine

Toujours présente elle se devine dans les

Arbres des paysages lancinants

Son ombre mouvante tournoie lentement

Sur des images gaies et informes

Et les immortalise en cristaux scintillant

Gercés par sa beauté glacée.

Pas l’ombre d’un remords,

Je vis encore.

Mort douce

Maman je rêve !

Les lueurs du ciel me bercent

Le noir de la nuit m’enveloppe d’une guirlande moite

Tiède et transparente

M’isolant tendrement

Sans me séparer

Des astres lumineux

Dans la nuit il n’y a plus qu’elles

Ces douces déesses brunes

Qui passent lentement sans me frôler

M’apaisent et me calment

M’enlacent et puis trépassent

Dans un grand éclat de rire

sirène

Ma vie est tel un fleuve

Je m’y noie car l’eau

Est mon milieu favori

j’y suis jour et nuit

J’éclaire de mes doux rayons radieux

Les fonds obscurs

Je berce les galets et ondoie

 Dans ces fluides soyeux

Mes doux cheveux

flottent où je veux.

Je meurs puis je pleure.

Ma vie est telle un fleuve.

L’homme n’y a pas droit.

S’il s’y risque il se noie,

Dans les effluves rouges du soir.

Lune

J’ai rendez vous avec la lune.

J’ai rendez vous.

Personne ne m’aime.

Sa lumière blafarde

Allumera mon regard.

Je plongerai seul dans le noir.

La pénombre me couvrira de son regard.

Je m’enfoncerai seul le poignard

Sous son regard blafard.

J’ai rendez vous avec la lune.

Elle sera au rendez vous,

Fidèle à elle-même

J’ai enfin quelqu’un qui m’aime

quelconque

J’aime les slows

Te faire plaisir et te distraire

Dire des âneries, des flatteries

Un rien me déshabille.

Je suis celle dont tu rêves,

Celle que rien n’arrête.

nuages

Les nappes noires des sentiments infernaux

qui assaillent mon cœur se heurtent à un mur,

qui lentement accélère sa construction vers l’infini.

Les vapeurs nuageuses de la mélancolie

passent langoureusement ce barrage dérisoire

et s’étendent vers l’éternité.

pulsion

Je baise et je pète

saperlipopette!

je baise et je pète

à califourchon sur le gazon,

poil au menton.

Coquette et proprette,

elle ne dis pas non

quand je la culbute,

oh c’te sacré pute.

 

 

Par dark Y.
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 15:38

plage

La mer est loin.

Elle étend ses ondulations rythmiques,

 douces & régulières à l’infini sur une plage plate et sablonneuse.

La vie, au loin se consume.

Fumée noire & bruits.

Je repose tranquille sous le sol.

Je suis comme un vieux marin noyé.

Une petite fille aux yeux marine joue au-dessus de ma tête.

De ses petites mains, elle fait un pâté

avec son seau de plastique rouge usé.

Quand je suis triste, le ciel pleure

Les gens désertent la plage.

Et je n’ai plus que moi à maudire

 

 

Le loup

 

Noir & triste, il erre seul,

à la tombée de la nuit :

à pas feutré,

sous le tendre feuillage des bois ,

ou à découvert,

rampant sur les rochers gris des falaises.

Il tient sa grosse tête poilue

 entre ses deux pattes maladroites,

dans le vide de l’abîme,

pensif, le museau flairant le vent attiédi

par le feu de cheminée des chaumières.

La morsure d’une bise de louve

grève son cœur de regrets & de remords .

Il ne s’y attendait pas .

Tout s’effondre et tout renaît.

Un phœnix s’envole.

Des gorgones apparaissent.

L’attente est longue,

mais la douceur du souvenir

efface le présent terne et fade.

Sa voix embellit le jardin abandonné,

broussailleux et pierreux de son âme .

Il pousse des dizaines de fleurs,

des clochettes soyeuses bleues,

des coquelicots fins et fripés rouges,

des roses parfumées et délicates ,

des œillets oranges dentelés,

de la verveine brumeuse...

Le loup descend d’un pas allègre la vallée,

le cœur réchauffé,

l’air est tiède et embrumé.

 

 

 

Splash !

 

Eau Marine : Poème pour jours heureux

 

 

Je me baigne dans l'eau claire

Mon coeur flotte lentement à la surface de l’eau

Mes soucis se distillent dans l’immensité aqueuse

Mon âme paisible vague sur les nuages brumeux

L’eau se détend en de longues ondulations sur ma peau reposée

 

 

Bleu marine clair et reposant,

soleil filtrant ses rayons doucement sur ma peau alanguie

L’hiver et ses glaces cristallines étincellent mon regard

Ma vie balance son doux refrain, sur la brise du temps qui passe

Rêves assoupis à l’aube de la nuit

Seins moites alanguis sur le rebord du lit

 

L’herbe reverdit dans le vallon des pensées fanées et désabusées

C’est la fin de l’été

Fin de la journée.

Sur ta peau blanche,

les rayons du soleil éparpillent

 quelques granules de lumière,

Réveil éternel.

Les cloches du souvenir choquent mon cœur attendri

Et pulsent un son étranglé.

J’ai tout donné

Je n’irai pas plus loin

Le  Soleil se lève sur la terre brisée

 

 

Oh, la jolie Marine à voile !

Poème noir pour jours tristes

 

Écran noir disloqué dans l'espoir,

Brume outrageuse,

Eclairs et furie,

Mon ennui fuit.

Je poursuis ma course, effrénée,

comme une mouche folle,

 grillée, aveuglée,

les ailes ensanglantées,

tombant à l'infini

pour se scotcher sur le sol

comme un chamalow Noir,

plaqué par le regard blessé

d'une bohémienne  de marbre

après avoir ricoché

sur son corps froid et glacé.

 

 

La bohémienne a fermé la porte des rêves.

Nous ne dessinerons pas main dans la main,

Nous ne mêlerons pas nos dessins,

Le saule pleure,

Ses racines tortueuses, je ne peux plus caresser.

 

 

J' aimais me réfugier  à l'ombre de mon saule

Je m’y sentais bien,

Enveloppé dans ses remords,

Dans ses peines secrètes,

cœur des dilemmes et des désirs obscurs,

au fond de l'âme blessée,

à peine cicatrisée de l'innocence bafouée.

Je tenais dans mes mains les cendres

encore rouges d’un désir brûlant,

un corps déchiqueté,

le cœur battant à la lumière du jour,

ivre de vérité et de sincérité,

Entier !

Galbe d’acier, peur d’aimer,

forteresse imprenable écrasante et dominatrice

Si tu avoue ton amour elle fuie,

si tu feins la froideur, elle part, blessée.

 

Torturé, tu as envie de gerber dans un rouge de Terre.

Tu ne modèleras pas son nom dans la glaise.

Le bouclier de ses seins écartés

te jette dans le caniveau.

Athéna te chasse de son paradis.

Elle ne veut plus voir le passé qu’elle ressasse sans cesse.

Toi tu ne comprend pas: elle brûle encore

Tu l’aimes, elle te détruit :

Elle se protége.

Elle se couvre de bleu marine

Et s’évanouit dans le ciel

 

 

000

un coeur sur le front,

je la dégomme.

ma guimauve sur sa bouche

mes lèvres sur les siennes

je te tue.

tu me laves des soupçons

de mon enfance,

je rigole et je ris,

puis je pleure et revis.

le message c'est que

je suis bien en étant rien

jamais aussi heureux que seul

les autres me font plus que chier,

c'est ainsi, je le sais.

la vie me déplait,

je n'ai pas demander de naître,

moi si je veux disparaître,

c'est con,

 c'est que tout est casse bonbon.

a sucer ! je veux ma tétée !

c'est pas comme ça que je vis seul à paris

j’ai un iris sur le coeur

le coquelicot est sympa

j'imagine pas

elle est malheureuse

je ne l'aime pas.

ce que j'aime,

c’est quand elle m'aime

mais elle, ne m'apporte plus rien.

elle rêve

mais il n'y a pas de dialogue

 ni de point commun

tout le monde est sympa

mais moi mon coeur est ailleurs

en quête de solitude

ni voyage ni fête

enfin heureusement t’es là

et t’es toujours avec moi

malgré mes coups et

mes coups de tête

de toute façon je te trahirai pas

car tout ça c’est de la provoc

tu es la et tu resteras

le tout c’est que je suis pas parfait

et que j’ai du mal

à m'accepter

je m’aime pas et je préfère toi

mais des fois quand même

 je préfère moi

 

 

 

 

méditations 2

 

J’entre dans eve

comme un enjoliveur,

la sueur sur mon tronc

dégouline à fond.

Je tremble et je ris

Comme eva si jolie,

Mon sourire fané

 et mon pneu crevé.

Je plane et je fonds

Comme un bouffon

Je hurle et je crie comme

Eva la jolie

 

 

Mots dits

Gyro bar

Gyro, gyrophare,

Je bande dardar,

Comme un grand Tartare.

C’est marrant,

Je fends des plumards

Eventrés et déchirés,

Je me dégomme un tarpé

Et je file

Illico presto

Complètement barjot.

 

Etranglé entre deux ratées,

je me défile jamais.

La vie me fait mal.

Comme un poignard,

elle éclate mon cœur désorienté

en éclats de givres mal fardés.

 

J’m’éclate et je me marre,

Je redémarre dans une marre

 de sperme froid

Dare dare

Je suis babar

Je suis barge

Bargeot

Et pas beau

 

Vire de bord

Vire de barre

T’es baba

T’es babar

T’es babarge

T bargeot

Sale cageot.

 

Valse tiède de l’orgue asthme amer

 

Bouge bouge et meurs,

petite fille de mon cœur.

Mes seins se vaporisent

lourdement en lait caillé

sur ta peau veloutée.

Je sens ma poitrine se gonfler

et éclater en voile lactescent

sur mon oreiller blanc.

Ton étreinte décolle mon dôme lumineux

et raffermit mon envie.

La corde de mon string frotte

la vallée des plaisirs,

je jouis méchamment

et respire étouffé

dans ce corps d’homme parfait,

la mort libèrera la

femme que je ne suis pas.

 

Rires et faiblesses, jeunesse se passe

et je caresse des fesses nouvelles,

prêtes à se rider sous les vents étoilés.

moi je ne veux pas finir comme toi,

maman,

et déjà je ressens

tes vices en moi,

ta dureté

ton mal être

et ton timbre mal accordé.

 

je finirai voilée comme une

musulmane,

mon sein dans un corset,

mes cheveux rasés

mon corps momifié.

je finirai voilée

les mains jointes

soumises,

prête à être prise,

contre mon gré,

par un tonnerre grincheux

et tyrannique,

prête à rugir comme une lionne

frappée par derrière de petits éclairs

qui la raidissent

de plaisir et d’effroi,

jusqu’à ce qu’elle jouisse

et vomisse sur la planète terre

un petit filet blanc.

 

 

DS irritée

Je m’endors

contre ton corps.

Ma peau et la tienne

se mélangent.

Mon big bang

se canalise

et cristallise

contre ton sein droit.

C’est lui que je préfère

qui se tend et se détend

dans le même mouvement.

Je me remplis de

Douceur contre ton cœur.

La buée se gèle contre

mon emblème,

mes fesses sont chaudes

comme la braise.

 

Petite fille brisée,

tourmentée et déchue,

tu gardes tes robes de tulle,

petite fille nue.

Je me sens femme,

j’implose dans mon sein,

l’entre deux fesses rapé

par le désir de m’aliéner

à la première glace velue,

de sucer la framboise rose

De la gerbe sucrée

 

passage

 

C’est l’éternel voyage je viens

et reviens entre tes reins.

Entre tes seins,

vie sans lendemain.

Je palpe à pleine main

ton lait crémeux.

Je meurs et remeurs.

Un temps je suis là,

 un temps je suis absent.

Je te quitte pour mieux te retrouver.

La vie est ainsi fait,

De heurs et de bonheurs

De sang et de cœur emmêlés.

Je mens et je me hais.

La vie est ainsi fait.

Suce moi la pine,

toi qui a la clef

de cette merde de vie .

La réalité me rattrape,

Rebelle un jour,

bourgeois demain,

Je désespère un jour de vivre heureux.

Viens rêverie onctueuse au corps félin

Viens me délasser et m’ôter mes démons.

 

De ma chaire creuse,

Fade et gelée,

Viens m’électrocuter

 avec tes gros lardons sucrés.

Overdose de baise,

la chaire crue m’écoeure,

le rêve s’envole et je pleure.

C’est le malheur

de mon cœur.

Viens, car je me meurs.

Enfonce l’épine,

cingle moi les seins,

tords moi de l’intérieur,

fais moi voir ta douleur,

étreins moi le cœur,

fais moi aimer ton malheur.

La violoncelliste : fin de rêve

 

Poupin visage,

moiteur et fraîcheur,

sourire vierge sur la page,

Je fais un joli paysage.

L’aube naît et je m'endors.

La vie tranquille se lasse.

Sur ses flancs dorés passent la lumière du jour

qui trépasse.

Rêves voluptueux ,

Aubes éternelles.

Lentement elle s'éveille.

 

 

Triste vie

( Angèle)

Dans tes yeux noisette rieurs,

j’avais envie de croquer

un peu de vie et d'éternité.

Mais je suis loin de toi,

les années nous séparent,

la vie t’attend,

moi, elle est presque achevée.

J’erre, sombre, dans les rues étroites,

Lumières fades des lampadaires,

 sur le noir des maisons cimetière.

La ville dort.

Le rêve se dissout,

la lumière brille.

Elle dort encore, la fée,

Gentille, blottie dans son canapé.

Le rêve passe et je recrée

 un univers plus gai.

Le soleil brille.

C'est l'aube.

Le rêve s'éparpille

sur les joues

d'une jeune fille qui somnole,

délassée dans un pré,

où murmure un ruisseau

d'eau fraîche immaculée.

 

sur la plage .

,Arcachon.

 

 

Elle est là, délassée,

Allongée sur le sable.

Elle a enfoui son nez et ses yeux,

dans sa serviette douillette

et dans les grains de sable.

 Elle se confond au rivage.

 Ses cheveux noirs mi-longs,

Déferlent négligemment sur son dos arqué,

 au galbe parfait.

Les vaguelettes polissent la plage coquette.

Le bleu de son maillot se confond

avec l’azur de l'horizon.

Plus de nuages.

Un moment, le regard s’égare sur ce paysage.

 

 

 

perte

Où est mon bleuet si simple,

 qui fleurit entre les pissenlits

 et la plus simple et plus gaie des compagnies ?

Où est mon chêne vert 

qui secoue ses feuilles jaunies

à l'automne

égarant les derniers souvenirs périmés

de l’été passé ?...

Et cette odeur de terreau… ?

 

Par dark Y.
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Samedi 5 avril 2008 6 05 /04 /Avr /2008 15:25

La rose de Provins

 

Une pétale de roses

sur la peau fraîchement éclose

Une goutte d’eau

sur une dune de sable fin,

fraîche et dispose

s’allonge sous le soleil plaquant.

Je respire: la vie m'aspire.

Les pétales de roses s'envolent

 vers le ciel sur une bande de soleil moirée.

Je prends une pause.

Je m'ennuie, l'air est vide.

 

Au pied du donjon, entre les pierres,

Le tourbillon des rêves et de la vie s'évanouit.

La pluie tombe et la vie aussi.

une goutte tombe sur un lit de mousse

et se repose

sur le pistil de la fleur éclose.

 

Rose trop tôt éclose,

fanée par excès de curiosité,

égratignée,

sont tes piquants érodés ?

le temps les aiguise

et les lime au gré du vent.

 

Lasse, je m’enlace,

Et j'embrasse le vide.

Je me laisse couler, paisible

Sur la plage d’air fin, douce et muette,

enveloppée dans le lin d'une bise fine,

venue du nord se geler à mon corps.

Rive droite, rive gauche,

mon coeur balance,

au rythme des désirs.

Valse lente, valse douce des désirs,

gelés, brisés, cassés

qui fermentent

se bonifient,

se détendent,

et s’aigrissent.

 

 

No cry

No love

Non je n'ai pas pleuré.

J'ai gardé des larmes,

au fond de mon cœur.

Elles ont gonflé ma poitrine,

Qui s'est soulevée.

Ça m'a tiré sur la peau

et sur le soutien-gorge.

J'en avais marre,

 j'ai tout laissé:

mon sac à dos, ma guitare,

Je suis allé sur la montagne

 pour surplomber les nuages,

la montagne bleue et verte,

 rouge et dorée,

la montagne illuminée .

 

Fragile, dure.

Fragile, mobile,

Oisillon tombé du nid trop tôt.

Cou de cygne,

Main svelte, cristal docile,

Arachnoïde.

Regard un peu creusé,

Les veines courent

le long de ses joues vides.

je suis las.

Je me blottis au fond de mon lit,

Mes seins dans le coussin,

Ma tête dans les nuages.

À moitié tendue, stressée,

Grande déesse aux mouvements posés,

et gamine gourmande.

Encore, encore.

Un peu statue, un peu fragile,

Stuc, marbre,

le regard tendu vers l'horizon matière.

héritage

Aluminium beuglant

Rose des vents,

vert pomme elle a les cheveux au vent,

seule dans le vieux manoir de ses parents,

elle observe les murs noirs

et les tableaux de ses ancêtres.

La photo du vieux grand père trône,

Dans un coin de mémoire perdu,

Flottant entre deux cyprès

et un vieux chêne.

Soirée d’été

Chut! Les ombres dansent…

Tes cheveux blonds à peine voilés

Se perdent dans la vesprée.

Bleuets et coccinelles,

Tout s'est effacé.

Obscurité des désirs cachés,

Pantin désarticulé,

Ombre vacillante dans la lumière de l'été,

la sève s'éjecte en larmes rares sur le pavé.

Silhouettes féminines chuchotant dans le dortoir,

 déclarations enflammées,

 c'est déjà la fin de la soirée.

 

Par dark Y.
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